Samedi 21 janvier 2017

« Ma tendre C.,

Je suis partie un peu précipitamment et finalement nous n’aurons trouvé le temps de nous voir, même brièvement, tout au long de cette dernière année. Je regrette les après midis, même rares, passés ensemble autour d’un café dont tu m’apportais toujours une demi-livre.

Je suis finalement partie. Je ne me voyais pas m’acharner à rester dans un lieu que je n’habitais plus que physiquement, tant bien que mal de surcroît, depuis si longtemps. Une décision suffit et se débarrasser de quelques attaches est parfois d’une facilité déconcertante. On dit souvent qu’on transporte inlassablement les mêmes valises alors, à vrai dire, le lieu m’importait peu.

Dorénavant ici, depuis chaque fenêtre, seulement les étendues de vert d’une brousse que je sens avoir déjà pris en horreur. L’odeur et le bruit de la rue Terme ont commencé à me manquer bien avant de les quitter. Je ne sais où je puiserai mon inspiration à l’avenir, mais est-ce si important?

A défaut, prends le temps de m’écrire, de me raconter ta suite. Tu sais que j’ai pris l’idiote habitude de ne plus répondre au téléphone.

Je t’embrasse.

S. »

Juin 2015

Composition #2 / Collection particulière
Composition #2 / Collection particulière

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